Conseils

Etat des lieux du marché immobilier à Genève

5 octobre 2016

Alors que Genève est apparue régulièrement ces dernières années dans le classement des villes les plus chères de la planète1, beaucoup se demandent si une baisse des prix est envisageable dans la cité de Calvin.

Aussi, nous vous proposons aujourd’hui un petit aperçu du marché immobilier à Genève en 2016. En effet, diverses tendances sont observables et ce, que l’on s’intéresse aux segments des appartements en copropriété, des maisons individuelles ou des biens immobiliers de luxe.


Des prix élevés mais qui tendent à diminuer pour les particuliers

Comme dans toutes les villes de la planète, les prix de l’immobilier sont fixés par la rencontre de l’offre et de la demande. Or, depuis de nombreuses années maintenant, le marché genevois se caractérise par une véritable pénurie de logements. Autant dire donc que les prix se sont envolés.

Depuis 2012, cette tendance à la hausse a été mise à mal et la courbe des prix commence même à s’infléchir. En effet, afin de remédier à la pénurie de logements, il a été prévu la construction de nombreuses résidences majoritairement en périphérie. Même si le processus de construction est lent en région genevoise, les nombreux chantiers en cours visant à ériger des résidences neuves en zone de développement et à prix contrôlés se multiplient et devraient permettre aux classes moyennes d’accéder plus aisément à la propriété.

Eh oui, l’offre tend à devenir désormais très légèrement supérieure à la demande ce qui est assurément une bonne nouvelle pour les acquéreurs et les locataires. En effet, certains vendeurs et bailleurs, conscients de la concurrence d’un grand nombre de produits, consentent à des baisses de prix même si elles sont légères. Pour la première fois depuis bien longtemps, les prix de l’immobilier à Genève diminuent donc mais cela ne se vérifie encore qu’en périphérie, les biens étant très rares dans l’hypercentre.

Pour autant, il ne faut pas s’y tromper, malgré la légère baisse des prix en périphérie, ceux-ci restent très élevés, tout comme les loyers qui oscillent entre environ 800 francs pour un studio et 4000 francs pour un 7 pièces. Selon une étude conduite par l’Université de Genève, la cherté serait également étroitement liée aux frais de rénovation des biens engendrés par la multiplication des normes à respecter.


De fortes disparités selon les quartiers

Sans véritable surprise, les prix de l’immobilier à Genève continuent de fluctuer énormément selon les quartiers.

Dans le centre, les maisons individuelles comme les appartements situés dans des immeubles datant d’avant 1946 sont très chers. Le quartier de Champel illustre parfaitement ces dires puisqu’avec ses immeubles cossus et ses espaces verts, il compte parmi les plus chics de Genève.

Sur les bords du lac et dans les quartiers de Florissant ou de Malagnou, la donne est la même et l’immobilier reste uniquement accessible aux hauts revenus.

En revanche, en s’éloignant du centre, l’immobilier à Genève devient un peu plus accessible, principalement dans les immeubles érigés dans les années 1970 et 1980.

Mieux, des appartements et des maisons neuves dans les quartiers des Grottes, des Pâquis, de la Jonction ou des Acacias pourront convaincre les ménages de la classe moyenne.

En effet, afin de réduire les prix, les promoteurs misent sur la commercialisation de surfaces plus petites mais qui font vraiment office de produits d’appel pour attirer les acheteurs. Ces volumes, souvent plus en phase avec les attentes des acheteurs, rencontrent un franc succès.


Et l’immobilier de luxe ?

Alors que l’immobilier « grand public » a vu ses prix baisser, l’immobilier de luxe n’a pas encore suivi cette tendance.

En effet, les biens d’exception avec une situation privilégiée ont conservé leur prix très élevé. Toutefois, la demande de biens de standing s’est réduite depuis le début de l’année 2016 et cela devrait se concrétiser par une baisse des prix de ce type de produits immobiliers à Genève.

Cela est particulièrement vrai en matière de location étant donné que les grandes entreprises étrangères basées à Genève ont réduit les aides au logement de leur personnel expatrié qui, jusque-là, choisissait d’habiter dans des appartements luxueux.

Le marché immobilier à Genève a depuis quelques mois entrepris sa mutation. Grâce à une offre de biens désormais supérieure à la demande, les prix baissent après plusieurs années d’augmentation. Pour autant, les prix restent très élevés et habiter dans la ville suisse reste réservé à certains ménages.

L’immobilier de luxe connaît la même tendance avec quelques mois de retard. Il n’y a donc que l’immobilier d’entreprise qui voit ses prix augmenter encore et toujours en raison de la forte demande émanant de sociétés offshores basées dans les paradis fiscaux et se servant de l’achat de bureaux et commerces pour tenter de blanchir de l’argent.


Sources : letemps.ch , hebdo.ch , challenges.fr

Photo credit: Nouhailler via Foter.com / CC BY-SA




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