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Analyse du marché immobilier "Terre Sainte et Nyon" par Carole Coutaz, directrice des agences de Coppet et Nyon

26 octobre 2018

La Terre Sainte a un marché de l’immobilier plus ouvert que celui de Nyon. Toutefois, les biens ne sont pas les mêmes. A Nyon, et de préférence sous gare, les appartements sont l’objet de convoitise.

La Terre Sainte a un marché de l’immobilier plus ouvert que celui de Nyon. Toutefois, les biens ne sont pas les mêmes. A Nyon, et de préférence sous gare, les appartements sont l’objet de convoitise. Souvent par des sexagénaires qui veulent vendre leur villa pour s’installer en ville en vue de leurs vieux jours.

« À Nyon, dès qu’un bien est mis sur le marché, il part en une semaine. La commodité et la praticité d’habiter au centre ville sont recherchées », explique Carole Coutaz, responsable des agences de Coppet et Nyon chez Gerofinance- Dunand Courtage SA. 
« Côté prix, la fourchette haute se situe autour de 10 000 francs le mètre carré. A la Vy-Creuse, secteur très demandé, un appartement est parti à 13 500 francs le mètre carré, soit le prix d’une villa en Terre Sainte.» Dans cette partie ouest du district de Nyon, la courtière aimerait avoir davantage de villas jumelles «et à une gamme de prix plus intéressante. Alors qu’il devrait se situer autour de 1,8 million de francs, beaucoup partent à plus de 2 millions de francs. A ce prix-là, c’est en général toujours du neuf et c’est ce qui plaît.» 
A l’inverse le «à rénover» n’est pas apprécié. «Les gens ont beaucoup de mal à se projeter. La plupart de mes clients sont des internationaux et ils ont peur de se lancer dans les travaux». constate Carole Coutaz. D’ailleurs, elle conseille de plutôt jouer sur le prix que de rénover, car la remise à neuf avant vente peut ne pas plaire à tout le monde. Ses clients ont tous les âges, mais plus de 60% d’entre eux parlent anglais. La présence des écoles internationales est un acteur très important pour poser ses valises à Nyon ou Terre Sainte. Et de préciser: «La région de Rolle à Morges compte aussi des établissements scolaires privés, mais le phénomène semble plus typ
ique ici. Il y a aussi la proximité avec Genève et l’aéroport qui expliquent cet engouement.»
Si elle est spécialiste du secteur Terre Sainte et Nyon, les échanges avec ses collègues morgiens lui permettent de constater que le marché entre ces deux districts, pourtant voisins, n’est pas le même. Les prix sont moins élevés du côté de Morges. «Pour le même bien, j’estime à 10-15% de différence.»
Quid du futur? «Il est très difficile de prévoir le marché. Il faut espérer que les taux hypothécaires restent tels qu’ils sont. Par contre, la situation de 2011-2013 où il y avait beaucoup de demandes, peu d’offres et des achats à des prix de fous, environ 20% plus élevés que maintenant est derrière nous. Nous sommes revenus à un marché, certes cher, mais plus cohérent, avec un peu de choix et des possibilités de négocier.»
 



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