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"Un géant est né"

27 août 2019

Une annonce a réveillé le monde de l’immobilier assoupi dans la torpeur du mois d’août: Gerofinance-Dunand/Régie de la Couronne a acquis la Régie du Rhône, pour un montant non divulgué. Avec ce rachat, le groupe romand se fait fort d’atteindre près de 900 millions d’état locatif sous gestion et devient la plus importante régie de Suisse romande.

Article paru dans Tout Immobilier du 27.08.2019 (Fabrice Breithaupt)


Il renforcera sa présence dans le canton de Vaud, favorisant ainsi son expansion en Valais, à Fribourg et prochainement à Neuchâtel. Artisan de la croissance de Gerofinance-Dunand / Régie de la Couronne, son président, Jérôme Félicité, s’est imposé, au fil des ans, comme une personnalité incontournable de l’immobilier romand.

Interview.

Avec le rachat de la Régie du Rhône, Gerofinance-Dunand /Régie de la Couronne est devenu le plus grand groupe de régies de Suisse romande. Vous avez dit dans un média que cela n’avait jamais été l’un de vos objectifs. Vous devez pourtant être satisfait, non?
Être le numéro un, je le répète, n’a jamais fait partie de mes objectifs. Je ne me suis jamais réveillé le matin en me disant: «Je veux diriger le plus important groupe de régies de Suisse romande». Jamais! Mais il est vrai que d’être à la tête d’une entreprise qui fonctionne bien, qui croît de façon raisonnable année après année, mais qui surtout continue à offrir à ses clients un service de qualité, me réjouit pleinement. Je suis également très heureux que les collaborateurs de ces sociétés évoluent dans un environnement de travail stable, stimulant, et qu’ils bénéficient d’un bel avenir.

Justement, vous passez de 450 à quelque 600 collaborateurs. Qu’est-ce que cela implique?
Encore plus de responsabilités. Chaque décision que nous prenons a un impact sur la vie de nos collaborateurs. Dans le cas de la Régie du Rhône, 155 nouveaux collègues nous rejoignent. Nous devons faire notre maximum pour bien les recevoir. Ils vont continuer à travailler pour la Régie du Rhône, mais ils intégreront un groupe qui a son fonctionnement et ses méthodes de travail. De même, les employés de Gerofinance-Dunand / Régie de la Couronne doivent être rassurés et prêts à collaborer avec ces nouvelles équipes. La direction et les cadres oeuvrent déjà ensemble: c’est le début du chemin commun.

C’est votre quatrième rachat depuis la Régie Dunand en 2007. Qu’est-ce qui pousse l’entrepreneur que vous êtes à procéder à ces acquisitions?
Un mélange de vision, d’opportunités et de rencontres. Je pense en premier lieu que le marché va encore connaître des consolidations. Une régie, aujourd’hui, doit avoir une taille critique suffisante pour se maintenir et a fortiori pour croître. C’est un métier dans lequel le volume génère les marges. Il faut donc augmenter l’état locatif global sous gestion. C’est grâce à nos anciennes acquisitions que nous avons pu acheter la Régie du Rhône. Il y a 10 ans, on ne nous l’aurait peut-être même pas proposée. Aujourd’hui, grâce à notre taille, nous faisons partie des sociétés qu’un vendeur vient spontanément voir. C’est bon signe! Cela nous permet d’avoir le choix, de pouvoir saisir les bonnes opportunités au bon moment. Il s’agit aussi, souvent, d’une histoire humaine. Nous connaissions, avec Jean-Bernard Buchs, le co-administrateur de notre groupe, Stéphane Bonvin, le CEO d’Investis, l’ancien propriétaire de la Régie du Rhône, depuis longtemps. Sa directrice, Caroline Pinatel, jouissait d’une excellente réputation que notre rencontre a confirmée. Le facteur relationnel joue donc un rôle déterminant dans ce type de transaction.

Avez-vous déjà en vue une prochaine acquisition?
Rien n’est prévu pour l’heure. Chaque société rachetée demande 3 à 4 ans pour s’intégrer parfaitement au groupe. Il ne s’agit de brusquer personne, ni les collaborateurs ni évidemment les clients. Ceux-ci conservent leur interlocuteur privilégié et ne doivent sentir aucun changement: la qualité du service reste identique, seules les possibilités qui leur sont offertes augmentent. Avec le rachat de la Régie du Rhône, nous avons acquis des compétences qui bénéficieront en premier lieu à nos clients.

Comment cela se passe-t-il? Êtes-vous seul à prendre la décision pour le rachat d’un confrère?
Je suis entouré d’un conseil d’administration, d’un comité de direction et de proches. Nous discutons beaucoup avec Jean-Bernard Buchs et Claude Berda. On ne peut pas faire les choses seul. L’échange est au centre de nos décisions. Nous jouissons des avantages liés à une certaine taille, mais nous avons conservé l’agilité d’une petite structure. C’est la force d’un groupe comme le nôtre. Nous pouvons dire oui ou non, très rapidement. Nous gardons un rythme rapide et c’est un énorme atout dans le secteur dans lequel nous évoluons.


«Je suis très heureux que les collaborateurs de ces sociétés évoluent dans un environnement de travail stable et stimulant».




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